Revenir à l’essence de notre humanité : une responsabilité collective

Le choix de l’authenticité

Comment développer et nourrir plus d’authenticité au quotidien ?
Qu’est-ce qui nous en empêche réellement ?
Les freins sont-ils extérieurs, intérieurs… ou les deux ?
Et comment en faire une force – pour soi, et dans nos relations avec les autres ?

Cela fait quelque temps que mûrit en moi l’idée d’une nouvelle forme d’accompagnement, plus collective et vivante, portée par une vision fondatrice : faire de l’authenticité un levier d’épanouissement et de prospérité, individuelle et collective.

Cette initiative est le fruit de mes dernières expériences et observations, en résonance avec les transformations profondes que traversent nos sociétés. Elle a été également nourrie par des échanges authentiques et sincères avec des personnes issues de différents horizons, elles aussi en réflexion sur l’évolution de l’humanité et sur l’avenir de ce monde.

Mes interrogations, tout comme mon besoin d’authenticité et de cohérence, semblent avoir trouvé un écho auprès de la grande majorité d’entre elles. Le texte qui suit synthétise le contexte et les réflexions qui ont inspiré ce projet collectif.
Ce que je m’apprête à vous partager ici fera peut-être aussi écho chez vous.

Un monde en mutation

“In ancient philosophy, prana was life energy. In the digital era, attention is.”
- Anshum, Deprogramming the Digital Self

Nous évoluons dans un monde qui se digitalise de plus en plus, où les interactions humaines perdent parfois en naturel et en spontanéité, et où un certain conformisme se développe dans de nombreux domaines : éducation, travail, relations sociales, image de soi, etc. Nous sommes tout(e)s directement ou indirectement concerné(e)s par ce phénomène, à des degrés différents.

Dans ce contexte de mutation sociétale, voire civilisationnelle, parfois troublé, nous observons malgré tout un éveil des consciences sur le plan collectif.

Nous sommes au coeur d’un cycle de crises économiques, politiques, sociales et environnementales. Ces dernières années, nous avons vu, de près ou de loin, les failles et les limites de nos systèmes actuels.

Et alors même que les grandes structures qui régissent nos sociétés cherchent à préserver leurs acquis en adaptant leurs stratégies, beaucoup ressentent une perte de sens et un manque de confiance dans ce qui nous est proposé (voire imposé, disons-le franchement).

Hyperconnectivité vs déconnexion : le grand paradoxe de notre époque

Nous sommes connectés et informés 24h/24, 7j/7.
L’accès à l’information est instantané, tout comme le partage et la diffusion à l’échelle mondiale.
Cette réalité fait désormais partie de notre quotidien, avec ses avantages et ses inconvénients.

Oui, nous avons accès à l’information à tout moment, où que nous soyons.
Oui, nous pouvons communiquer librement en ligne avec des personnes aux quatre coins du monde.
Oui, nous avons aujourd’hui accès à une quantité sans précédent de ressources, de savoirs et d’outils d’apprentissage.
Oui, l’Intelligence Artificielle nous permet de gagner en performance dans de nombreux domaines.

Mais nous pouvons aussi être tracké(e)s, limité(e)s, censuré(e)s, influencé(e)s, manipulé(e)s… et malgré cette ultra-connectivité, beaucoup de personnes se sentent de plus en plus seules et isolées. Outre le stress induit par le besoin d’adaptation dans un environnement en perpétuel changement, certain(e)s peuvent également se sentir submergé(e)s ou dépassé(s) face au flot d’informations qui circulent en permanence, dans lequel il devient de plus en plus difficile de discerner le vrai du « fake ».

Cette ultra-connectivité n’est pas sans conséquences sur notre manière d’être au monde. Nous en percevons notamment les effets dans les interactions simples du quotidien, à travers des comportements surprenants, voire inquiétants, observés chez des individus de tout âge : une forme de repli sur soi, de déconnexion, voire de fuite de la réalité et du moment présent.

Le savoir-être et le savoir-vivre semblent peu à peu perdre de leur importance. Les relations se nourrissent davantage de superficialité que de profondeur. Les dialogues, même les plus simples, se raréfient.
Aborder l’autre, engager une conversation, même anodine, semble devenu moins spontané, en particulier entre inconnus, comme si une barrière invisible s’était progressivement installée entre soi et l’autre.

Le silence, les regards baissés, l’attention rivée sur les écrans de nos smartphones, unanimement acceptés comme une extension de nous-mêmes (histoire de valider un peu plus leur omniprésence dans nos vies et de se donner meilleure conscience), deviennent la nouvelle norme. Fort heureusement des mesures préventives émergent pour tenter de réguler certaines dérives et problématiques liées à l’utilisation de ces petits appareils hautement addictifs.

Le monde change très rapidement, et nous sommes tous devenus plus ou moins dépendants de diverses technologies qui continueront de se développer fortement ces prochaines années. C’est un fait.
Il serait d’ailleurs contre-productif de vouloir aller à contre-courant de ces évolutions.

Cependant, alors que tant d’efforts financiers, humains et énergétiques sont investis dans l’innovation technologique, il me paraît d’autant plus nécessaire que nous nous responsabilisions davantage quant à notre développement en tant qu’êtres humains, individuellement comme collectivement.

Besoin de nouveaux repères : revenir à l’humain

Face à l’accélération des transformations et à la perte de repères qu’elles engendrent, il devient crucial de s’accorder des temps pour ralentir, se recentrer, et se questionner sur ce qui est véritablement essentiel pour nous :

Comment souhaitons-nous vivre dans cette société en mutation ?
Comment avancer sereinement dans un monde où nos repères changent voire disparaissent ?
Qu’est-ce qui nous permet de rester stables alors que nos anciennes structures se dissolvent ?

Qu’est-ce qui soutient réellement notre bien-être et notre équilibre de vie ?
Quels sont nos véritables fondamentaux ?
Quelles valeurs nous portent aujourd’hui ? Et lesquelles ont changé ?

Quel est notre rôle au sein du collectif ?
Comment souhaitons-nous contribuer dans ce monde qui change ?

Sommes-nous libres ?
Qu’est-ce qui nourrit véritablement notre liberté intérieure ?
Nous autorisons-nous à exercer notre discernement et notre libre-arbitre ?
Sur quoi reposent réellement nos choix : la clarté et la confiance, ou la peur et l’évitement ?

L’accélération de la digitalisation et l’essor de technologies capables de remplacer l’humain transforment radicalement nos manières de vivre, travailler et communiquer. Certaines professions disparaissent, d’autres évoluent.
Ces cycles de transformation ont toujours existé dans l’histoire de l’humanité. Ils impliquent, à chaque époque, une phase d’ajustement et de rééquilibrage avant qu’une nouvelle forme de stabilité ne puisse émerger à plus grande échelle.

Ces transitions suscitent de la peur chez certain(e)s, de l’enthousiasme chez d’autres.
Beaucoup, toutefois, se sentent perdus dans ce paysage en mutation.

Quels sont nos repères aujourd’hui ?

Renouer avec notre autorité intérieure

Lorsque les structures extérieures deviennent instables, nous sommes appelés à retrouver et nourrir nos repères à l’intérieur de nous.

À force de vivre dans une société où la sécurité, les solutions et les réponses proviennent majoritairement de l’extérieur - institutions, gouvernements, tendances, innovations, médias, réseaux sociaux - nous avons peu à peu oublié notre capacité à nous référer à notre structure la plus fondamentale : notre corps, et la prodigieuse intelligence qui l’anime.
Une intelligence vivante, qui nous permet de contacter nos outils les plus fiables pour mener au mieux notre vie : notre intuition et nos ressentis profonds.

Pourtant, nous le savons: il est primordial d’écouter le corps et ses signaux, et pas uniquement le mental, dont la fonction première est de nous maintenir en sécurité, et qui est bien souvent la principale source de nos blocages face au changement.

Au-delà du développement de nos capacités intuitives, il s’agit avant tout de renouer avec notre autorité intérieure et tout ce qui constitue notre intelligence naturelle. Cela implique de nous réapproprier la responsabilité de notre parcours existentiel et de choisir consciemment la direction que nous souhaitons prendre pour les années à venir.

C’est l’opportunité de procéder à une véritable mise à jour de nos systèmes internes et externes : revenir à soi pour se reconnecter à qui nous sommes vraiment, renouer avec nos capacités et potentiels naturels – qui vont bien au-delà de nos facultés intellectuelles et cognitives – et définir la manière dont nous souhaitons vivre et contribuer dans un monde en profonde mutation.

Dès lors, un choix se présente à nous :
nous recentrer sur ce qui compte réellement et prendre du recul face à ce qui se joue autour de nous, ou nous laisser porter par ce que les systèmes extérieurs proposent – ou imposent – en attendant des jours meilleurs.

Personnellement, je choisis la première option.

Exercer notre discernement

Oui, cela demande du courage.
Le courage de se (re)positionner, de sortir d’un certain conformisme qui, avouons-le, ne nous est pas toujours bénéfique. Cela implique parfois de refuser d’accepter aveuglément ce qui nous est présenté – non pas par esprit de rébellion, mais en faisant appel à notre sagesse et à notre capacité de discernement.

Souvenons-nous. Nous en avons tous, à des degrés divers, fait l’expérience entre 2020 et 2022. Et même si les effets et les conséquences de cette crise sanitaire mondiale continuent de se faire sentir, les mémoires semblent peu à peu s’estomper avec le temps.

Il ne s’agit ni d’un jugement ni d’une critique de ma part, mais d’un simple constat. Je pars du principe que nous faisons toujours de notre mieux avec les capacités et les ressources dont nous disposons à un moment donné.

Mais plutôt que de nous attarder sur cette période de pandémie que beaucoup préféreraient laisser derrière eux, ce qui importe aujourd’hui, c’est d’en tirer des enseignements pour l’avenir :

Qu’avons-nous appris de cette crise sanitaire ?
Qu’est-ce que cette période a révélé, individuellement et collectivement ?
Comment agirions-nous si une situation similaire venait à se reproduire ?
Sur quoi baserions-nous nos choix ?

Pour certain(e)s, les réponses sont déjà claires.
Pour d’autres, elles sont peut-être encore en gestation.
Quoi qu’il en soit, il appartient à chacun(e) de tirer ses propres conclusions.

Habiter le monde autrement

Nous avons toujours le choix, même lorsque ce choix est difficile ou inconfortable.
Et aujourd’hui, nous avons le choix de renouer avec ce qui fait de nous des êtres humains capables d’adaptation, de créativité et de collaboration.

Alors, plutôt que de chercher à combler des “manques” ou des “failles” en consommant les nouveautés et solutions qui nous sont régulièrement proposées, si nous commencions par cultiver ce que nous portons déjà en nous ?

Soyons des jardiniers conscients, prenant soin de leur jardin intérieur comme de leur environnement extérieur.
Nourrissons notre corps, notre joie, nos valeurs et nos aspirations profondes.
Développons davantage d’autonomie dans la manière de mener nos vies.
Retrouvons le plaisir d’échanger, de partager, de créer et de collaborer.
Cultivons des relations plus authentiques et plus équilibrées.
Renforçons notre foi en la vie.
Positionnons-nous avec sagesse et intégrité.
Agissons là où nous avons une réelle capacité d’influence.
Honorons les différences, qui font la richesse de ce monde.
Rapprochons-nous de la nature, non pas comme une ressource, mais comme une véritable alliée.
Prenons soin de notre environnement dans une approche collaborative, plutôt que dans une quête permanente de contrôle et de consommation.

Reconnectons-nous à ce qu’il y a de plus vrai, de plus vivant, en nous et autour de nous.

« Tout ce que l’homme a créé n’est qu’une imitation imparfaite de ce que la nature fait sans effort. » - Léonard de Vinci

Nous ne sommes ici que de passage.
Nos choix et nos actions quotidiens, aussi modestes soient-ils, contribuent à façonner le monde de demain. Alors vivons le plus pleinement possible, tout en faisant de notre mieux avec nos capacités et nos moyens. Ce sera déjà beaucoup.

Merci pour le temps et l’attention que vous avez consacrés à la lecture de ce texte.
Sentez-vous libre de le commenter ou de le partager s’il a résonné pour vous.


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À bientôt pour d’autres partages!

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